À Lomé, un vent de résistance souffle sur la scène politique. Ce 3 mars 2025, les partis d’opposition et plusieurs organisations de la société civile ont scellé un front commun en signant une Charte de résistance contre ce qu’ils qualifient de “coup d’État constitutionnel”. Cet acte est le symbole d’un début d’une mobilisation nationale pour restaurer la légitimité de la Constitution de 1992, plébiscitée à 98,11 % par le peuple togolais.
Face à une gouvernance qu’ils jugent illégitime, les signataires de la charte appellent à une lutte sans relâche. Ils revendiquent le respect du droit constitutionnel, la fin des abus de pouvoir et la mise en place d’un État au service des citoyens. “Un peuple mobilisé et déterminé est invincible”, clament-ils, promettant une bataille de longue haleine pour mettre fin à une domination politique qu’ils estiment excessive.
Ce mouvement de contestation s’inscrit dans une dynamique de refondation institutionnelle et sociale. Il porte l’ambition d’une gouvernance transparente, équitable et d’un partage plus juste des ressources nationales. Dans cet élan, un grand meeting populaire est annoncé pour le 23 mars 2025 à Lomé, pour galvaniser les citoyens et amplifier la lutte.
Le Togo entre dans une phase de son histoire politique, où la confrontation entre le pouvoir et ses opposants pourrait redessiner l’avenir du pays.


