Donald Trump a révélé avoir reçu, samedi, le président hondurien Nasry Asfura dans sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach. Cette rencontre privée s’inscrit dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires, migratoires et politiques en Amérique centrale.
Selon l’ancien locataire de la Maison-Blanche, les discussions ont mis l’accent sur la coopération bilatérale en matière de sécurité. Les deux parties auraient réaffirmé leur volonté commune de renforcer la lutte contre les cartels de drogue et les réseaux criminels transnationaux. Donald Trump a déclaré que Washington et Tegucigalpa travaillaient « main dans la main pour combattre les cartels dangereux, les trafiquants de drogue et expulser les migrants illégaux ainsi que les membres de gangs du territoire américain ».
Arrivé au pouvoir le mois dernier, Nasry Asfura, homme politique conservateur et entrepreneur, a été investi à l’issue d’un scrutin très serré. L’élection a été ponctuée de contestations, d’accusations de fraude et de fortes tensions politiques, dans un climat alourdi par des soupçons d’ingérences extérieures, notamment américaines.
Cette rencontre, organisée hors du cadre diplomatique officiel, illustre le poids que conservent les relations personnelles et informelles dans la gestion des dossiers sensibles entre les États-Unis et l’Amérique centrale. Elle intervient également à un moment où les questions de migration, de sécurité frontalière et de stabilité politique régionale occupent une place stratégique dans l’agenda politique américain.


