Le 24 novembre 2025, au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) à Paris, l’Assemblée générale des États parties à la Convention de 1972 s’est réunie pour sa vingt-cinquième session. L’un des moments forts de cette première journée était l’élection des nouveaux membres du Comité du patrimoine mondial.
Ce comité, composé des représentants de 21 États parties élus par l’Assemblée générale, est l’organe exécutif qui se réunit annuellement.
Dès le premier tour de scrutin, le Togo a réalisé une performance historique. Pour la toute première fois, l’État ouest-africain a été élu membre du Comité du patrimoine mondial pour la période 2025-2029, recueillant 104 voix sur 166 votants.
Cette victoire diplomatique et culturelle est le fruit d’un travail acharné mené par la Délégation permanente du Togo auprès de l’UNESCO en France. Le Chargé d’affaires, M. Charles Koffi Azilan, et son équipe ont été la force motrice derrière ce succès, assurant ainsi le rayonnement du Togo au sein du système du patrimoine mondial.
La candidature togolaise s’inscrit directement dans le cadre de la priorité Afrique de l’UNESCO. En rejoignant le Comité, le Togo vise à contribuer activement à une mise en œuvre équilibrée et crédible de la Convention de 1972. Son objectif principal est de renforcer la représentation, les capacités et la visibilité du continent africain au sein des instances du patrimoine mondial.
Les principaux axes de la contribution du Togo durant son mandat porteront sur :
- Le renforcement de la crédibilité et de la représentativité de la Liste du patrimoine mondial.
- La consolidation des capacités africaines.
- Le soutien à la gestion durable et à la résilience des biens inscrits.
- La promotion de l’inclusion de tous les États parties sur la liste du patrimoine mondial.
Le comité est l’instance clé chargée de l’application de la convention du patrimoine mondial. Ses missions sont multiples : il détermine l’utilisation du Fonds du patrimoine mondial, alloue l’assistance financière aux États parties, et, surtout, décide de l’inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial. Il est également responsable du suivi de l’état de conservation des sites, demandant aux États de prendre des mesures si nécessaire, et statue sur l’inscription ou le retrait des sites figurant sur la liste du patrimoine mondial en péril.
Pour mettre en œuvre ses priorités, le Togo collaborera étroitement avec le Centre du patrimoine mondial et les organismes consultatifs majeurs, notamment le Conseil international des monuments et sites (ICOMOS), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), et le Centre international d’étude pour la conservation et la restauration des monuments (ICCROM). Il prévoit également une collaboration fructueuse avec les Commissions nationales africaines pour l’UNESCO et les universités.
En rejoignant l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Bangladesh, la Grenade, le Koweït, la Mongolie, le Pérou, la Pologne, la République Tchèque, la République unie de Tanzanie et la Suisse, le Togo affirme son engagement en faveur d’une gouvernance du patrimoine mondial plus équitable, inclusive et innovante.
DEKADJE Vanessa


