Une escalade des tensions politiques et diplomatiques secoue le Venezuela après l’annonce d’une opération américaine ayant conduit à l’arrestation du président Nicolas Maduro. L’intervention, confirmée par Washington dans la nuit de samedi à dimanche, a immédiatement provoqué une vague de réactions à Caracas et au sein de la communauté internationale.
À Caracas, les autorités vénézuéliennes ont rejeté toute légitimité à l’action américaine. La vice-présidente Delcy Rodríguez a affirmé à la télévision d’État qu’« il n’y a qu’un seul président du Venezuela : Nicolas Maduro », appelant la population au calme et à l’unité face à ce qu’elle a qualifié d’agression étrangère. Elle a insisté sur le fait que le pays « ne sera jamais la colonie d’aucune nation », apparaissant entourée de hauts responsables civils et militaires.
Selon des responsables américains, Nicolas Maduro doit comparaître dès lundi devant un tribunal fédéral à Manhattan. Washington affirme agir dans le cadre de poursuites judiciaires engagées de longue date contre le dirigeant vénézuélien, accusé notamment de liens avec le narcotrafic. Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis assureraient temporairement la gestion du pays afin de garantir une « transition sûre », sans toutefois préciser les modalités concrètes de cette administration provisoire.
Sur le plan militaire, l’opération, baptisée « Résolution Absolue », aurait mobilisé plus de 150 aéronefs, dont des chasseurs et des bombardiers stratégiques, ainsi que des unités d’élite. Des sources proches du dossier évoquent une préparation de plusieurs mois, appuyée par des renseignements de terrain ayant permis une intervention rapide et ciblée.
Les réactions internationales n’ont pas tardé. La France, par la voix du président Emmanuel Macron, a appelé à une transition « pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien », estimant que le chef de l’opposition Edmundo González Urrutia devait jouer un rôle central dans ce processus. L’Espagne, de son côté, a clairement indiqué qu’elle ne reconnaîtrait aucune intervention violant le droit international, tout en appelant au respect de la Charte des Nations unies et à la protection des civils.
Malgré l’ampleur de l’opération, la situation sur le terrain reste confuse. Si l’arrestation de Nicolas Maduro est confirmée par Washington, les structures du pouvoir chaviste demeurent actives à Caracas, et aucun contrôle effectif du territoire par les forces américaines n’a été observé à ce stade.
Alors que les États-Unis justifient leur action par la nécessité de stabiliser un pays riche en ressources énergétiques, notamment pétrolières, de nombreuses zones d’ombre subsistent sur l’avenir politique du Venezuela, dans un contexte régional désormais marqué par une forte incertitude.


