Le parti d’opposition togolais, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), dirigé par Jean-Pierre Fabre, a tenu une conférence de presse mercredi 10 janvier 2024 pour exprimer ses préoccupations concernant la fin du mandat de l’Assemblée nationale le 31 décembre 2023. Les membres de l’ANC ont souligné que cette situation rendait illégitime et illégal le gouvernement actuel, issu de la majorité parlementaire.
Selon Éric Dupuy, porte-parole de l’ANC, l’absence d’élections législatives dans les délais constitutionnels en décembre 2023 enlève aux députés leur légitimité, rendant ainsi caduque la majorité parlementaire et le gouvernement. Jean-Pierre Fabre a déclaré que le pays se retrouve avec un « gouvernement de fait » et a appelé à des élections consensuelles pour restaurer la légitimité.
L’ANC s’inquiète également du découpage électoral et du fichier électoral pour les prochaines élections. Ils appellent à une réforme conforme à la Constitution, mettant en garde contre des propositions violant les principes démographiques énoncés dans la loi fondamentale.
Jean-Pierre Fabre a insisté sur la nécessité de respecter les textes de la CEDEAO, rappelant les violations de la loi lors des élections de 2019. L’ANC demande au gouvernement de respecter la Charte des partis politiques et le statut de l’opposition, garantissant ainsi le libre exercice des activités politiques sur tout le territoire national.
Sommes toutes, l’ANC appelle à des discussions politiques ouvertes et consensuelles pour améliorer le cadre électoral et assurer des élections équitables et transparentes, favorisant la stabilité dans un État de droit.


