Le président de la transition au Mali, Assimi Goïta, a accentué les tensions diplomatiques en rappelant l’ambassadeur algérien, El Haoues Riache, pour des consultations le 22 décembre dernier. Cette décision fait suite à des désaccords liés à la conduite du processus de paix intermalien parrainé par l’Algérie, marquant ainsi une défiance du Mali envers toute ingérence étrangère dans ses affaires intérieures.
Après avoir écarté la France et l’ONU de ses frontières, le président Goïta envoie un signal clair à l’Algérie, soulignant son intention de ne plus tolérer d’interférences dans les affaires internes du Mali. L’Algérie, dernier acteur extérieur à exercer une influence significative sur le processus politico-sécuritaire malien, cherche à jouer un rôle actif dans la transition du pays, surtout après le départ des forces françaises et des Casques bleus.
Cette situation crée un contexte délicat, l’Algérie cherchant à éviter une crise politique ouverte avec le Mali. Les tensions actuelles reflètent la complexité des relations diplomatiques dans la région, avec le président malien affirmant clairement son intention de préserver la souveraineté nationale face à toute ingérence extérieure.


