Le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, a officiellement annoncé qu’il ne se représenterait pas lors des prochaines élections prévues en novembre. Élu en janvier 2020, Embalo, ancien général de l’armée et ex-Premier ministre, a pris tout le pays de court avec cette déclaration inattendue.
Cette décision survient dans un contexte de turbulences politiques récurrentes. Le pays, souvent marqué par des tentatives de coups d’État, pourrait connaître une nouvelle période d’incertitude alors qu’Embalo n’a pas encore désigné de successeur. Il a toutefois exclu les principaux leaders de l’opposition, tels que Domingos Simoes Pereira, Braima Camara et Nuno Gomes Na Bian, comme potentiels candidats à sa succession.
Malgré sa présidence marquée par plusieurs défis, dont des tentatives de renversement, Embalo a également été confronté à des crises institutionnelles. En mai 2022, après avoir dissous le Parlement pour la première fois, il n’a pas réussi à obtenir un changement constitutionnel pour renforcer son pouvoir. La dissolution du Parlement en décembre dernier témoigne encore des tensions entre l’exécutif et le législatif dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
La Guinée-Bissau, tout en étant un pays en pleine croissance économique, notamment dans l’agriculture, reste un point névralgique du trafic de drogue, avec une récente saisie de plus de deux tonnes de cocaïne, mettant en lumière l’un des défis majeurs auxquels le pays est confronté.


