Le président kenyan William Ruto a pris une décision drastique en limogeant l’ensemble de son gouvernement, à l’exception du ministre des Affaires étrangères, suite aux manifestations nationales contre les hausses d’impôts. Ces manifestations, initialement pacifiques, ont dégénéré en violences, causant la mort d’au moins 39 personnes lors d’affrontements avec la police.
Ruto a annoncé dans un discours télévisé son intention de consulter divers secteurs et formations politiques pour former un nouveau gouvernement plus inclusif. Il a également renvoyé le procureur général, tout en maintenant le bureau du vice-président intact. Cette décision intervient alors que le président tente de répondre aux demandes des manifestants et de stabiliser la situation.
Les manifestations ont mis en lumière les tensions croissantes dans le pays, exacerbées par les hausses du coût de la vie et les exigences des créanciers internationaux comme le FMI. Ruto a proposé des réductions de dépenses et des emprunts supplémentaires pour combler un déficit budgétaire de près de 2,7 milliards de dollars. Cependant, les analystes craignent que ces mesures ne suffisent pas à atteindre les objectifs financiers fixés par le FMI.
John Githongo, militant anti-corruption, et Ojango Omondi, militant communautaire, ont salué la décision de Ruto comme un pas vers la justice, tout en soulignant l’importance de nommer des ministres responsables et respectueux de la constitution.


