En marge du 12ᵉ Forum régional côtier et marin (FOMACO), la Côte d’Ivoire a franchi un cap important dans sa politique environnementale. Le 28 avril 2026, à Nouakchott, un accord-cadre de collaboration a été conclu entre le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, et le directeur exécutif du PRCM, Ahmed Senhoury.
Cet engagement marque une volonté claire : mieux protéger les écosystèmes côtiers tout en répondant aux pressions croissantes qui pèsent sur le littoral ivoirien. Entre urbanisation rapide, exploitation des ressources et effets visibles du changement climatique, les zones côtières ouest-africaines sont aujourd’hui en première ligne.
Concrètement, le partenariat prévoit plusieurs axes d’intervention. Il s’agit notamment de renforcer la conservation de la biodiversité marine, d’améliorer la gestion des aires marines protégées et de lutter plus efficacement contre les pollutions, en particulier les rejets d’hydrocarbures et les déchets plastiques, devenus un enjeu majeur pour les économies littorales.

Au-delà des actions de terrain, l’accord met aussi l’accent sur la prévention. Des études environnementales seront systématisées pour les projets d’infrastructures côtières, avec l’objectif d’anticiper les impacts et de limiter les dégradations. La question de la résilience des communautés locales figure également parmi les priorités, dans un contexte où l’érosion côtière et la montée des eaux fragilisent de nombreuses zones habitées.
Autre volet clé : le renforcement des capacités. À travers cette collaboration, les deux parties entendent encourager la recherche, faciliter les échanges scientifiques et accompagner les acteurs locaux dans la mise en œuvre de solutions durables.
En toile de fond, cet accord s’inscrit dans une dynamique régionale plus large. Face à des défis environnementaux partagés, les pays d’Afrique de l’Ouest multiplient les initiatives pour coordonner leurs réponses et préserver des ressources naturelles essentielles à leur développement.
Avec cette signature, la Côte d’Ivoire envoie un signal fort : celui d’un engagement renforcé en faveur d’une gestion durable de son littoral, à la croisée des enjeux écologiques, économiques et sociaux.


