Le Soudan ouvre ses portes à une nouvelle coopération avec la Russie en proposant à ses entreprises l’exploitation de 20 puits de pétrole situés dans des zones sécurisées du pays. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les partenaires énergétiques, à l’écart des compagnies occidentales, a annoncé le ministre soudanais de l’Énergie et du Pétrole, Mohieddin Naeem Muhammad Saeed, dans une déclaration au média Al-Araby Al-Jadeed.
Ce rapprochement stratégique avec Moscou s’inscrit dans les efforts du Soudan pour revitaliser son secteur énergétique. Des accords entre les deux nations seraient en préparation, ouvrant la voie à une coopération accrue dans plusieurs domaines clés.
Le ministre a également dévoilé une série de projets visant à renforcer la production énergétique du pays. Parmi ces initiatives figurent :
- L’expansion de la production hydroélectrique et thermique sur le barrage de Merowe, avec l’objectif de produire jusqu’à 120 barils de carburant par jour.
- L’achèvement des travaux d’élévation des réservoirs de Roseires et de Sennar, essentiels pour optimiser l’approvisionnement en eau et en énergie.
- La construction de nouvelles raffineries modernes, prévue dans les mois à venir, pour augmenter la capacité de traitement des hydrocarbures.
En parallèle, le ministre a mis en avant l’importance stratégique de la mer Rouge, soulignant le rôle que pourrait jouer la Russie dans l’exploitation des ressources en gaz situées dans l’est du Soudan. « La présence russe, soutenue par des technologies modernes dans le domaine gazier, est importante pour garantir une gestion efficace et durable des ressources naturelles du pays », a-t-il affirmé.
Ce partenariat énergétique, qui vise également l’exploration et l’exploitation de gaz, témoigne des ambitions du Soudan de se positionner comme un acteur majeur sur la scène énergétique régionale. En s’appuyant sur l’expertise russe, le pays espère contourner les pressions internationales tout en stimulant sa croissance économique.
Ces projets, bien qu’ambitieux, restent dépendants de la stabilité politique et de l’efficacité des futurs accords bilatéraux. Ils reflètent néanmoins une volonté affirmée de diversifier les sources de financement et d’expertise pour accélérer la transformation économique du pays.


