À quelques jours des municipales du 17 juillet 2025, le gouvernement togolais hausse le ton. Après avoir reçu les diplomates accrédités dans le pays, les autorités ont convié, ce mercredi 9 juillet à Lomé, les représentants des médias nationaux et internationaux à une séance d’explication. Objectif : clarifier les événements survenus les 6, 26, 27 et 28 juin derniers à Lomé et mettre en garde contre ce qu’elles qualifient de tentative coordonnée de déstabilisation.
Autour de la table, plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres chargés de l’administration territoriale, de la sécurité, des droits de l’homme et de l’enseignement technique, ont partagé des éléments de preuve, notamment des vidéos, messages vocaux et captures d’écran. Ces documents, selon eux, démontrent une orchestration des troubles à partir de l’étranger, notamment via les réseaux sociaux.
« On ne peut pas assimiler des actes de vandalisme ou des appels au désordre à de simples formes d’expression démocratique. C’est une manipulation, une forme de terrorisme informationnel », a déclaré le ministre Hodabalo Awate, tout en appelant les jeunes à ne pas se laisser entraîner par la violence virtuelle. Il a aussi interpellé les médias à faire preuve d’une extrême vigilance dans leur couverture, surtout dans un contexte aussi sensible.
Alors que la campagne électorale est en cours sur l’ensemble du territoire, l’exécutif assure que toutes les mesures sont prises pour assurer la sécurité du processus. « Aucun trouble à l’ordre public ne sera toléré », a averti la délégation, en insistant sur la nécessité pour tous les acteurs — partis politiques, société civile et citoyens — de préserver un climat de paix.
Cette sortie gouvernementale intervient dans un climat politique marqué par la méfiance entre pouvoir et opposition, mais aussi par la vigilance des partenaires internationaux quant au respect des libertés publiques.


