L’agriculture togolaise pourrait bientôt connaître un virage avec la mise en place d’un mécanisme d’assurance national. Ce dispositif, actuellement en cours de conception, vise à offrir aux producteurs une meilleure protection contre les aléas climatiques et financiers, tout en stimulant l’investissement dans le monde rural.
Réunis récemment à Lomé, experts, acteurs du terrain, compagnies d’assurance et institutions partenaires ont croisé leurs visions autour de cette future assurance indicielle. L’ambition : bâtir un système inclusif, accessible et adapté aux réalités des agriculteurs togolais. En toile de fond, l’idée que garantir les revenus agricoles, c’est aussi garantir la stabilité alimentaire du pays.
Portée par l’État, avec l’appui d’organisations comme l’Alliance Bioversity International & CIAT et le Centre mondial pour l’adaptation (GCA), cette initiative arrive dans un contexte où les producteurs font face à des saisons agricoles de plus en plus imprévisibles. L’introduction de ce type de protection pourrait non seulement sécuriser leurs efforts, mais aussi favoriser de meilleures pratiques de gestion des cultures.
Le ministère de l’Agriculture, très engagé dans la démarche, voit dans ce projet un outil de transformation durable. L’assurance, loin d’être une simple couverture, est perçue comme un catalyseur de résilience et d’innovation.
En matière de précédents, le pays n’en est pas à ses débuts. Le gouvernement a déjà expérimenté des couvertures à l’échelle internationale. Pour la campagne agricole 2023-2024, une enveloppe d’un million de dollars a été mobilisée, dont une part importante grâce à la Banque africaine de développement.


