La Corée du Nord a procédé ce jeudi au lancement de plusieurs missiles balistiques à courte portée depuis Pyongyang, en direction de la mer, selon l’armée sud-coréenne. C’est la première action de ce type en plus de deux mois. Les missiles ont parcouru environ 360 kilomètres avant de s’écraser dans les eaux de la côte est, sans que le nombre exact de missiles tirés ne soit précisé.
Ce tir a suscité une vive condamnation de la part de la Corée du Sud et du Japon. Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a exprimé sa ferme opposition à cette provocation, réaffirmant la collaboration étroite entre Tokyo, Séoul et Washington pour surveiller la situation. De leur côté, les envoyés nucléaires de ces trois nations ont convenu de répondre à toute nouvelle provocation, jugeant ce tir comme une violation des résolutions de l’ONU.
Ce lancement intervient après que le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, ait promis d’accroître la production d’armes nucléaires et d’assurer leur disponibilité immédiate. Ces tensions surviennent également dans un contexte de soutien militaire présumé de la Corée du Nord à la Russie, avec des accusations selon lesquelles Pyongyang fournirait des armes à Moscou pour la guerre en Ukraine.
Des rapports récents révèlent que des missiles balistiques produits cette année en Corée du Nord ont été utilisés dans le conflit en Ukraine, malgré les dénégations de Moscou et Pyongyang.


