Face aux rumeurs persistantes d’enlèvements et de disparitions inquiétantes visant des jeunes, le gouvernement togolais hausse le ton. Dans un communiqué conjoint publié le vendredi 13 février, le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Madjoulba, et le Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi, ont annoncé la mise en place d’une commission spéciale d’enquête.
Installée depuis le 24 janvier, cette commission a pour mission de vérifier et d’élucider les cas signalés, largement relayés sur les réseaux sociaux. Selon les autorités, toutes les affaires évoquées en ligne font l’objet d’un examen attentif par cette équipe, qui travaille sous le contrôle du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Lomé.
Le gouvernement met en garde contre la propagation de fausses informations. Toute diffusion de contenus susceptibles de nuire aux enquêtes, d’alimenter un climat d’insécurité ou de constituer une dénonciation calomnieuse est passible de poursuites judiciaires. Un message clair, alors que la tension est montée ces dernières semaines sur les plateformes numériques.
Les ministres appellent les citoyens à la responsabilité. Toute personne disposant d’informations fiables sur un cas de disparition ou d’enlèvement est invitée à se rapprocher des services de sécurité les plus proches ou à composer le numéro d’urgence national 1014. Les autorités insistent sur la nécessité de ne pas céder à la panique et de faire preuve de discernement avant de partager une information sensible.
Dans le même temps, la surveillance a été renforcée dans les zones considérées comme à risque. Les patrouilles ont été intensifiées et la collaboration avec les autorités locales accrue afin de mieux protéger les populations.
À travers cette commission spéciale, l’exécutif affirme sa volonté d’agir avec diligence pour faire la lumière sur chaque cas signalé et rassurer l’opinion publique. Reste désormais à savoir quelles conclusions tireront les investigations en cours.


