Après quatre ans d’absence, Donald Trump est de retour à la Maison Blanche, ayant remporté les 270 voix du Collège électoral nécessaires pour être élu président. À 78 ans, il réaffirme sa place dans le paysage politique américain, laissant présager des défis importants pour la stabilité des institutions démocratiques et des relations internationales. Sa victoire, confirmée ce mercredi par Edison Research, a été assurée par une nette avance dans l’État pivot du Wisconsin, et il détient désormais 279 grands électeurs contre 223 pour son opposante démocrate, Kamala Harris.
Trump a célébré cette victoire en Floride devant une foule de partisans, saluant un « mandat puissant et sans précédent » que les Américains lui ont confié. Cette ascension politique survient après des années de polémiques, marquées par des accusations de fraude électorale et une tentative d’insurrection au Capitole en janvier 2021. Bien que son parcours ait semblé compromis, il a su mobiliser sa base autour de préoccupations économiques, soulignant l’impact de l’inflation et affirmant que la criminalité était en hausse.
Les questions d’économie et d’emploi ont été des priorités pour les électeurs. Face à des prix élevés et à des niveaux de confiance fragiles envers l’administration Biden, les sondages Reuters/Ipsos montrent que la majorité des électeurs ont préféré les solutions économiques de Trump à celles de Harris. Cette préférence a également été marquée parmi les électeurs hispaniques et les ménages à faibles revenus, tandis que sa base fidèle, composée d’électeurs ruraux, a contribué à son retour au pouvoir.
La présidence Trump pourrait entraîner des changements radicaux en matière de politique commerciale, fiscale et climatique. Ses propositions tarifaires risquent de tendre les relations avec la Chine et d’autres partenaires commerciaux, et ses promesses de réductions d’impôts pourraient avoir des impacts sur la dette nationale. Par ailleurs, il a annoncé son intention de procéder à une expulsion massive des immigrants en situation irrégulière et de réformer le ministère de la Justice pour se concentrer sur ses objectifs politiques, une démarche qui suscite des inquiétudes quant à la neutralité de certaines institutions.
Une deuxième présidence Trump pourrait aussi approfondir la fracture idéologique qui divise le pays sur des sujets sensibles tels que l’éducation, les droits reproductifs et les politiques sociales. Ce nouveau mandat de Trump marque ainsi un tournant important pour l’avenir politique des États-Unis et les alliances mondiales. La route vers une cohésion politique s’annonce tumultueuse.


