En mission diplomatique dans la région des Grands Lacs, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est rendu le vendredi 30 janvier 2026 à Bujumbura, au Burundi, après une première étape à Kigali. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de son mandat de médiateur désigné par l’Union africaine, avec pour objectif de contribuer à la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire qui affecte la sous-région.
À Bujumbura, le chef de l’État togolais a eu des échanges approfondis avec le Président burundais, Evariste Ndayishimiye, autour du processus de paix en cours, notamment dans l’Est de la République démocratique du Congo et dans l’espace des Grands Lacs. Après un entretien en tête-à-tête, les discussions se sont poursuivies lors d’une séance de travail élargie, réunissant les facilitateurs de l’Union africaine, des responsables de haut niveau et les délégations des deux pays.
Les deux dirigeants ont insisté sur l’urgence de renforcer la coordination régionale face aux défis persistants de paix, de sécurité et de stabilité. Ils ont souligné la nécessité d’une approche collective pour restaurer la confiance entre les parties prenantes et créer les conditions d’un apaisement durable.
Partenaire clé dans les initiatives de stabilisation régionale, le Burundi occupe une place de choix dans les efforts en faveur de la paix, notamment à travers son implication active au sein de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Le pays contribue également à la gestion des conséquences humanitaires liées aux violences dans l’Est congolais. Ces questions avaient déjà été abordées par les deux dirigeants lors de leur rencontre en août 2025 à Yokohama, au Japon.

Pour la médiation togolaise, récemment confortée à l’issue de la réunion de Lomé, ces démarches diplomatiques visent à relancer le dialogue, réduire les tensions et jeter les bases d’un règlement politique durable. À la veille de la rencontre de Bujumbura, une délégation ministérielle togolaise avait été dépêchée à Kinshasa pour échanger avec le Président Félix Tshisekedi sur les mécanismes de médiation et les perspectives de désescalade.


