La Fashion Week au Togo a pris fin, mais son écho résonne encore dans les rues de Lomé. La 11e édition du Festival International de la Mode (FIMO 228) a illuminé la scène de la créativité et de l’innovation, laissant derrière elle un sillage de glamour et de vision.
Au cœur de cet événement, des stylistes audacieux ont transcendé les stéréotypes, repoussant les limites de la mode. Parmi eux, la talentueuse Ejiro Amos-Tafiri, originaire du Nigeria, a captivé le public avec ses créations luxueuses. Inspirées des riches traditions nigérianes, ses pièces sont des œuvres d’art façonnées à la main. Ejiro Amos-Tafiri a osé, brisant les règles imposées, pour offrir une vision contemporaine de l’héritage culturel.
Autre figure emblématique de l’événement, Jean Rocard Yapo, créateur ivoirien, a révolutionné le vestiaire masculin. Originaire d’Abidjan, il a fait vibrer la scène avec sa marque éponyme, devenue incontournable en Côte d’Ivoire. Pour le FIMO, Yapo a privilégié le raphia et le pagne kita, des matériaux locaux. Son credo : puiser dans les ressources africaines pour créer des pièces uniques. Le raphia, tissé par des mains expertes, reflète sa culture, tandis que le pagne kita, porté par la jeunesse ivoirienne, incarne l’authenticité.
Desmo, styliste engagé, a pris la parole lors de l’événement. Malgré les défis économiques, il a souligné l’évolution constante de la mode africaine. Ses mots ont résonné comme un hymne à la créativité et à la résilience.
Le FIMO a offert une vitrine cruciale à une soixantaine de créateurs. Organisé par le styliste togolais Jacques Logoh, ce rendez-vous annuel est bien plus qu’un défilé de mode. C’est un catalyseur essentiel pour l’essor de la mode en Afrique. Les jeunes talents ont saisi l’opportunité de se faire connaître, contribuant ainsi à l’expansion dynamique de l’industrie sur le continent.
Cette année, le festival a mis en lumière un enjeu crucial : l’impact de la mode sur l’environnement et la santé. Des experts ont animé un talk-show, établissant des liens entre ces deux domaines. Yves MAATHEY a présenté HOCOIA, une solution de télésanté révolutionnaire. Le bracelet de vie, porté par Amenouda Houlammite, sauve des vies grâce à ses informations vitales stockées. Serges D’INCAU, infirmier d’État, a sensibilisé le public aux gestes de premiers secours.
Le TOGOCOM FIMO 228 écrit une nouvelle page de l’histoire de la mode africaine. Créativité, innovation et engagement se mêlent pour un avenir plus sain et durable.


