Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) a entamé une nouvelle mission d’évaluation sur le sol togolais, débutée le lundi 29 septembre et prévue jusqu’au 10 octobre. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la troisième revue de l’accord de Facilité élargie de crédit (FEC) conclu avec le pays. L’équipe de l’institution financière internationale est conduite par Hans Weisfeld, chef de mission. Cet exercice vise principalement à examiner les récents développements économiques et financiers du pays.
La conclusion de cette revue est cruciale. Elle conditionne un nouveau décaissement et permet de s’assurer que les objectifs macroéconomiques et structurels fixés sont atteints. Le programme initial de la FEC, validé en mars 2024, prévoit un financement global d’environ 390 millions de dollars pour soutenir le Togo sur trois ans.
Performances et appui budgétaire
La mission actuelle intervient après la conclusion satisfaisante de la deuxième revue en juillet dernier. Celle-ci avait permis un décaissement d’environ 60,5 millions de dollars en appui budgétaire. Au total, le Togo a bénéficié de décaissements cumulés d’environ 129 millions de dollars depuis l’approbation de l’accord.
Il est à noter que lors du précédent examen, les autorités togolaises avaient atteint la majorité des objectifs quantitatifs fixés, à l’exception du critère de réalisation relatif au solde budgétaire. Ce léger écart s’expliquait notamment par des dépenses imprévues liées au soutien aux zones inondées et à l’achat d’engrais subventionnés pour les agriculteurs. Ce point démontre la pression qui pèse sur les finances publiques en raison des chocs externes et sociaux.
Focus sur la gouvernance et les perspectives économiques
Les discussions menées par le FMI portent non seulement sur les indicateurs traditionnels croissance, inflation et indicateurs sociaux mais aussi sur l’accélération des réformes structurelles. Un axe majeur est le renforcement de la gouvernance et de la transparence, notamment la volonté d’aligner le régime de déclaration de patrimoine des agents publics sur les normes internationales.
Les travaux en cours visent également l’évaluation de la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement des subventions à l’énergie. Selon les perspectives du Fonds monétaire international, la croissance du Togo devrait rester dynamique en 2025, projetée à 5,2 %. Parallèlement, le gouvernement s’engage à poursuivre ses efforts de consolidation budgétaire afin de garantir la viabilité de la dette à moyen terme.


