La Radio France Internationale (RFI) se retrouve sous les projecteurs, confrontée à des allégations de traitement partial de l’information et de diffusion de fausses nouvelles concernant la situation politique au Togo. Une mise en demeure formelle a été adressée à la directrice générale de ladite Radio, pointant du doigt des erreurs flagrantes dans la couverture médiatique.
En effet, La mise en demeure émanant de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication souligne deux incidents spécifiques. Tout d’abord, elle fait référence à une déclaration erronée diffusée lors du segment du dimanche 5 mai 2024 à 18h30 TU, affirmant qu’une interdiction totale de manifestations contre la Vème République était en vigueur au Togo. Une affirmation fausse selon la HAAC, car le même jour, une manifestation contre la constitution a eu lieu sans heurts, autorisée par les autorités compétentes et suivant les procédures légales en place.
De plus, dans le cadre de la couverture des dernières élections législatives et régionales, RFI aurait affirmé que tous les médias internationaux, y compris eux-mêmes, avaient été suspendus de la couverture de ces élections. Or, selon les observations et témoignages recueillis, les correspondants de divers médias internationaux ont activement couvert l’événement du début à la fin.
Ces accusations mettent en lumière un enjeu crucial : la responsabilité des médias internationaux dans la diffusion d’informations précises et équilibrées, en particulier lorsqu’il s’agit de sujets sensibles comme la politique et les droits de l’homme.
Face à elles, la Radio France Internationale est confrontée à une exigence claire de la part de la HAAC : corriger ces erreurs et se conformer aux normes journalistiques internationales.
La mise en demeure s’accompagne d’un ultimatum de quinze jours pour fournir une réponse formelle, indiquant les mesures correctives prises par RFI pour remédier à ces lacunes.
Si de tels incidents persistent, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication se réserve le droit d’envisager des mesures plus sévères, y compris la suspension du droit de diffusion de RFI sur le territoire togolais.
RFI n’a pas encore répondu publiquement à cette mise en demeure. L’attente est maintenant tournée vers la réaction de la chaîne.


