Ce lundi, le bureau des statistiques du Nigeria a annoncé que l’inflation à la consommation, mesurée par l’indice des prix à la consommation du pays (NGCPIY=ECI), avait atteint un nouveau sommet à 33,20% sur un an en mars, comparativement à 31,70% en février.
Cette inflation record constitue un défi majeur pour la plus grande économie d’Afrique, qui lutte contre une dépréciation sévère de sa monnaie nationale, le naira, ainsi que la suppression d’une subvention sur le carburant par le gouvernement.
La banque centrale du Nigeria a réagi en augmentant ses taux d’intérêt à deux reprises cette année, dans le but de contenir la pression inflationniste. Le gouverneur de la banque centrale, Olayemi Cardoso, a indiqué que le comité de politique monétaire anticipait une modération de ces pressions sur les prix à partir du mois de mai.
L’inflation actuelle représente le plus haut niveau en près de trois décennies dans le pays, mettant à l’épreuve la résilience économique du Nigeria et suscitant des inquiétudes quant à l’impact sur le pouvoir d’achat des ménages ainsi que sur la stabilité économique globale.
Alors que le gouvernement et les autorités monétaires continuent de chercher des solutions pour atténuer l’impact de l’inflation sur l’économie et la population, il reste à voir dans quelle mesure les mesures prises par la banque centrale pourront inverser cette tendance inflationniste persistante.


