Le bilan de l’effondrement de la décharge de Kiteezi, située dans la banlieue nord de Kampala, s’est encore aggravé. À ce jour, 35 personnes ont été retrouvées mortes, dont 12 jeunes, après qu’un immense monticule de déchets s’est écroulé vendredi dernier, ensevelissant plusieurs maisons alors que les habitants dormaient paisiblement.
Les secouristes continuent de fouiller les décombres, mais 28 personnes restent portées disparues, plongeant les familles dans l’angoisse. La police, qui a récupéré neuf corps supplémentaires depuis mercredi, fait face à des difficultés pour identifier certaines victimes en raison de l’état de décomposition avancé des corps.
Cette tragédie survient après de fortes pluies qui ont provoqué des glissements de terrain et des inondations dans cette région de l’Ouganda. Les résidents vivant à proximité de la décharge se plaignent depuis longtemps des dangers environnementaux que représente ce site, utilisé depuis des décennies comme principal dépotoir de la capitale.
Cet incident met en lumière une problématique plus large sur le continent africain, où la gestion des déchets reste un défi majeur. Des catastrophes similaires se sont déjà produites, notamment en Éthiopie en 2017, où 115 personnes avaient perdu la vie dans l’effondrement d’une autre décharge mal entretenue.


