La Chine a récemment publié des directives visant à éliminer progressivement l’utilisation des microprocesseurs américains d’Intel et d’AMD dans les ordinateurs personnels et les serveurs du gouvernement, rapporte le Financial Times. Ces directives incluent également des mesures pour favoriser les options nationales en ce qui concerne le système d’exploitation Windows et les logiciels de base de données, selon le même rapport.
Les agences gouvernementales chinoises ont été encouragées à privilégier des processeurs et des systèmes d’exploitation considérés comme « sûrs et fiables » lors de leurs achats. À cet effet, le ministère chinois de l’Industrie a récemment publié des listes de processeurs, de systèmes d’exploitation et de bases de données centralisées jugés conformes à ces critères, provenant exclusivement d’entreprises chinoises.
Ces directives interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine concernant la production de semi-conducteurs. Les États-Unis cherchent à renforcer leur production nationale de puces et à réduire leur dépendance à l’égard de la Chine et de Taïwan grâce à la loi CHIPS and Science Act de 2022 de l’administration Biden, qui vise à soutenir financièrement la production nationale de semi-conducteurs et à encourager la fabrication de puces avancées.
Les réponses de Intel, AMD et du Bureau d’information du Conseil des Affaires d’Etat chinois aux demandes de commentaires n’ont pas été immédiatement disponibles. Cette initiative chinoise soulève des questions quant à son impact sur les fournisseurs de technologies américains et sur l’évolution des relations économiques entre les deux pays.


