Le Togo a officiellement lancé, le 7 avril 2026 à Lomé, le dialogue pays en vue de l’élaboration de la demande de financement unique VIH/Tuberculose/Paludisme pour la période 2027-2029, dans le cadre de la nouvelle allocation annoncée par le Fonds mondial pour renforcer la lutte contre ces trois maladies et consolider le système national de santé.
Cette étape marque une nouvelle phase dans le partenariat engagé depuis 2002 entre le Togo et le Fonds mondial, un partenariat qui a permis, selon les acteurs impliqués, des avancées significatives dans la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme au cours des deux dernières décennies.
La cérémonie de lancement a été présidée par Kassa-Traoré Zouleratou, gouverneure du District autonome du Grand Lomé et présidente du CCM, en présence de plusieurs responsables institutionnels, partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la société civile.
L’objectif du dialogue pays est d’initier le processus d’élaboration d’une demande de financement alignée sur les priorités nationales, les données épidémiologiques actualisées, ainsi que les orientations de l’Organisation mondiale de la Santé et du Cycle 8 des subventions du Fonds mondial.
Au cours des échanges, les participants ont insisté sur l’importance d’une approche inclusive, fondée sur l’appropriation nationale, la participation des parties prenantes et le renforcement des mécanismes de coordination existants.
Dans son intervention, Kassa-Traoré Zouleratou a souligné que cette dynamique s’inscrit dans la vision portée par Faure Essozimna Gnassingbé en faveur d’un système plus protecteur et plus performant, tout en rappelant les progrès enregistrés grâce à la mise en œuvre des programmes de lutte contre ces maladies.
De son côté, Augustin Dokla, porte-parole de la société civile, a plaidé pour un renforcement du dialogue avec les autorités sanitaires, une augmentation des financements destinés aux interventions communautaires et une implication accrue des organisations de la société civile à toutes les étapes du processus.

Au-delà de la mobilisation des ressources, ce dialogue doit permettre une priorisation des investissements dans les secteurs les plus sensibles, avec l’ambition de renforcer l’efficacité des interventions, d’améliorer les indicateurs sanitaires et de consolider la résilience du système de santé togolais.
À travers ce processus, le Togo entend ainsi préparer une demande de financement structurée et adaptée aux défis sanitaires actuels, dans la continuité de son engagement avec ses partenaires pour améliorer durablement la santé des populations.


