Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) traverse un moment difficile de son ascension. Son Président, Laurent Gbagbo, a décidé ce mercredi 19 novembre 2025 de retirer leurs fonctions à plusieurs cadres du parti, sanctionnés pour avoir choisi de participer aux élections législatives malgré la position officielle de la formation politique.
Cette décision touche plus d’une vingtaine de figures du PPA-CI, parmi lesquelles Affoua Kra Monique, Koua Charles-Philipps Kinimo, Ouégnin Georges Armand, N’Guessan Béchié Paul ou encore Koffi Loukou Léon. Tous ont été démis de leurs responsabilités internes pour insubordination.
Une ligne politique clairement fixée
Lors de la session du Comité central tenue le 6 novembre, Laurent Gbagbo avait exprimé avec force son opposition à la participation du parti aux prochaines élections législatives, estimant que le scrutin ne pouvait se tenir dans un contexte marqué, selon lui, par des pertes humaines, des victimes et un climat politique dégradé.
À l’issue d’un débat interne ouvert, la plus haute instance du parti avait collectivement confirmé la décision de ne pas prendre part au scrutin. Conformément aux statuts du PPA-CI, cette orientation s’imposait à l’ensemble des militants, en particulier aux cadres nommés par le Président.
Une sanction au nom de la discipline de parti
Pour la direction du PPA-CI, la discipline interne demeure une condition essentielle de crédibilité et de cohésion politique. Laurent Gbagbo estime que l’engagement partisan ne peut être à géométrie variable : il oblige aussi bien dans les victoires que dans les moments difficiles.
Les personnalités sanctionnées, en ayant déposé leur candidature contre la décision officielle, se sont selon le parti placées en rupture avec la ligne collective, justifiant leur révocation.
Un choix présenté comme moral et politique
La direction rappelle que la décision de boycotter les législatives s’inscrit dans un contexte de « deuil, de blessures et de détresse » pour une partie de la population ivoirienne. Le parti considère donc que maintenir sa position est un acte de fidélité aux victimes et à son combat politique pour une Côte d’Ivoire plus démocratique et souveraine.
Le PPA-CI affirme enfin qu’il « reste fidèle à ses principes, à la mémoire de ses martyrs et à son engagement historique », tout en assumant cette décision jugée lourde mais nécessaire.



