Les acteurs du système de santé de la région Maritime sont réunis à Tsévié jusqu’au 26 mars 2026 pour faire le point sur les performances sanitaires de 2025 et définir les priorités pour l’année à venir.
Les premières données révèlent des progrès sur plusieurs indicateurs clés. Le fonctionnement des comités de gestion s’est nettement amélioré, passant de 57,82 % à 73,33 %. Le taux d’utilisation des soins curatifs a également progressé, atteignant 60,18 %, contre 56,37 % en 2024.
Ces avancées s’expliquent notamment par des initiatives comme les cliniques mobiles et les journées portes ouvertes, mises en place pour rapprocher les services de santé des populations. L’accès aux kits de césarienne subventionnés s’est amélioré, tout comme la disponibilité des produits sanguins.
Malgré ces résultats encourageants, plusieurs défis subsistent. La disponibilité des médicaments essentiels reste en baisse, tandis que le manque de personnel de santé, surtout au niveau primaire, continue de limiter l’offre de soins. Par ailleurs, le taux de besoins non satisfaits en produits sanguins demeure élevé, à 39,37 %, bien au-dessus de l’objectif national fixé à 13 %.
Cette revue annuelle vise à analyser en profondeur ces indicateurs, à identifier les disparités entre districts et à proposer des mesures correctives. Elle permettra également d’élaborer un plan d’actions pour 2026, basé sur une évaluation des forces, des faiblesses et des contraintes du système de santé régional.
Pour rappel, la région Maritime compte 213 formations sanitaires et plus de 2 100 agents pour une population estimée à 1,4 million d’habitants. Les autorités sanitaires appellent à renforcer la coordination afin d’améliorer durablement l’accès aux soins.


