Le Sénégal a entamé ce dimanche son élection présidentielle, un événement scruté de près tant sur la scène nationale qu’internationale. Le pays, connu pour sa stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, fait face à une période de troubles politiques et de manifestations antigouvernementales. Dix-neuf prétendants se positionnent pour succéder au président Macky Sall, dont l’absence des listes électorales marque une première historique.
La coalition au pouvoir a jeté son dévolu sur Amadou Ba, ancien Premier ministre, pour incarner la continuité politique et la promesse de stabilité. Cependant, l’ouverture des bureaux de vote à Dakar a révélé une population en quête de renouveau, motivée par les défis économiques et sociaux actuels, notamment la flambée des prix et l’inflation.
L’opposition, quant à elle, se mobilise derrière des figures de proue telles qu’Ousmane Sonko, dont la candidature a été invalidée mais qui bénéficie du soutien de Bassirou Diomaye Faye, figure respectée de l’administration fiscale. Sonko, favori des jeunes citadins, se présente comme une alternative au système politique établi et s’engage à combattre la corruption et à rétablir l’ordre.
Alors que le Sénégal s’apprête à entrer dans le cercle des producteurs de pétrole et de gaz, l’issue de cette élection est d’autant plus cruciale. Les résultats provisoires sont attendus pour le 26 mars, et un second tour pourrait être nécessaire si aucun candidat ne remporte la majorité absolue dès le premier tour.


