Le Conseil de sécurité des Nations Unies a rejeté vendredi une résolution visant à instaurer un cessez-le-feu immédiat à Gaza, suite à l’opposition de la Russie et de la Chine qui ont exercé leur veto. La proposition, soutenue par les États-Unis, visait à mettre fin aux hostilités entre Israël et le Hamas, mais elle n’a pas été adoptée en raison du veto des deux pays. Cette décision a suscité des critiques et des appels à une action alternative.
La résolution proposée appelait à un cessez-le-feu durable d’une durée de six semaines, afin de protéger les civils et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza. Bien que la majorité des membres du Conseil aient voté en faveur de la résolution, les veto de la Russie et de la Chine ont empêché son adoption.
Suite à ce rejet, les membres du Conseil de sécurité se réuniront à nouveau pour examiner une résolution alternative élaborée par les membres élus du Conseil. Cette nouvelle proposition comprend également un appel à un cessez-le-feu immédiat pendant le mois sacré musulman du Ramadan, ainsi que la libération de tous les otages détenus et une augmentation de l’aide humanitaire à Gaza.
Les États-Unis ont exprimé leur déception face au veto de la Russie et de la Chine, soulignant que la résolution visait à promouvoir la paix et l’acheminement de l’aide humanitaire dans la région. Ils ont également souligné que leur position sur un cessez-le-feu était liée à la libération des otages détenus par le Hamas à Gaza.
Les ambassadeurs russe et chinois auprès de l’ONU ont critiqué la résolution proposée par les États-Unis, la qualifiant de politisée et mettant en garde contre les conséquences d’une opération militaire à Gaza. Cependant, les efforts se poursuivent pour parvenir à un accord de cessez-le-feu, avec la France travaillant en collaboration avec d’autres pays pour convaincre la Russie et la Chine de soutenir une nouvelle proposition aux Nations Unies.


