Sous un soleil de fin août à Lomé, une atmosphère particulière régnait ce mercredi lorsque deux cliniques mobiles flambant neuves ont été dévoilées. Devant les officiels, partenaires techniques et invités, le ministre de la Santé, Tchin Darré, a salué « une innovation qui change la donne pour des milliers de citoyens éloignés des grands centres hospitaliers ».

Ces unités roulantes ne sont pas de simples véhicules. La première, entièrement équipée pour l’ophtalmologie, promet de rapprocher les soins de la vue de villages longtemps laissés à la marge. La seconde, consacrée à la santé bucco-dentaire, ambitionne de réduire des affections souvent banalisées, mais qui pèsent lourdement sur la vie quotidienne. « Aller soigner les populations là où elles sont, voilà ce qui compte », glissait un agent de santé présent à la cérémonie.

Le projet a vu le jour grâce à l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et au financement de la Banque islamique de développement, qui a mobilisé près de 490 millions FCFA. Au-delà des équipements, c’est toute une vision qui se dessine : celle d’un système de santé capable de franchir les obstacles géographiques pour atteindre les communautés.
Dans la foule, un habitant de la région des Plateaux se réjouissait déjà : « Ici, les soins dentaires sont rares. Si cette clinique vient jusque chez nous, ce sera un vrai soulagement. » Son témoignage résume l’attente forte suscitée par ces cliniques itinérantes, pensées pour redonner espoir dans des zones où l’accès aux soins spécialisés reste limité.
Ces deux unités s’inscrivent dans la feuille de route sanitaire nationale, qui mise sur une meilleure équité d’accès et une capacité accrue à répondre aux urgences. Elles devraient également contribuer au renforcement de la surveillance épidémiologique, un enjeu de plus en plus crucial pour anticiper les crises sanitaires.

Au-delà du geste symbolique de la remise, c’est une promesse qui prend la route : celle d’un Togo où la santé se rapproche enfin de chaque citoyen, jusque dans les coins les plus reculés.


