À quelques jours des élections municipales, le Mouvement Togolais pour la Restauration (MTR) hausse le ton. Réuni en point de presse à Lomé ce vendredi 11 juillet 2025, le parti a exprimé ses vives préoccupations face à la crise socio-politique qui secoue le pays depuis la réforme constitutionnelle d’avril et les événements tragiques des 6, 26, 27 et 28 juin.
Dr Jean Emmanuel Gnagnon, président national du MTR, a ouvert la rencontre avec une citation forte de Montesquieu : « Si la famine vient, la loi suprême, c’est le salut du peuple ». Une manière d’illustrer, selon lui, la priorité absolue à accorder au bien-être collectif dans un contexte d’impasse institutionnelle, de défiance croissante envers le pouvoir et de tensions sociales inquiétantes.
Le MTR dénonce la rupture du contrat social provoquée par une réforme constitutionnelle jugée unilatérale et impose, selon lui, un régime parlementaire sans base consensuelle. Le mouvement appelle à une transition politique pacifique, condition sine qua non pour restaurer la confiance et relancer le dialogue national.
Le parti réclame :
- la suspension immédiate de la nouvelle Constitution,
- la mise en place d’un gouvernement de transition inclusif,
- l’ouverture d’un dialogue national élargi à toutes les forces vives,
- et la création d’une commission d’enquête indépendante sur les violences de juin.
« Nous condamnons avec fermeté les violences systématiques perpétrées contre des manifestants pacifiques. C’est une grave entorse à l’État de droit », a martelé Dr Gnagnon, tout en réaffirmant la volonté du MTR de rester mobilisé aux côtés du peuple togolais.
Dans un climat de crispation politique, le MTR se positionne comme l’un des acteurs appelant à un nouveau contrat social basé sur la justice, la démocratie participative et la réconciliation.


