C’est à Stockholm, ce lundi, que les négociateurs économiques des États-Unis et de la Chine ont repris leurs échanges, dans une tentative de désamorcer les tensions commerciales persistantes entre les deux superpuissances économiques. Objectif : prolonger la trêve de trois mois et poser les bases d’un accord durable.
La capitale suédoise, habituellement discrète sur la scène diplomatique, a accueilli les délégations des deux pays à Rosenbad, le siège du Premier ministre suédois. Parmi les figures visibles, le directeur du Trésor américain, Scott Bessent, et le vice-Premier ministre chinois, He Lifeng, ont été aperçus entrant dans les locaux, signe d’un rendez-vous de haut niveau.
Le compte à rebours est lancé. Washington et Pékin doivent s’accorder d’ici le 12 août sur une feuille de route tarifaire, sous peine de voir ressurgir les droits de douane à trois chiffres imposés ces dernières années, au risque d’impacter sévèrement les chaînes d’approvisionnement mondiales.
En marge d’une conférence en Écosse, le président Donald Trump a évoqué ces pourparlers. « J’aimerais que la Chine s’ouvre davantage. Les discussions sont en cours, et je suis optimiste », a-t-il confié.
Du côté américain, Jamieson Greer, représentant au Commerce, tempère toutefois les attentes : « Nous n’espérons pas une percée spectaculaire aujourd’hui, mais il est crucial de maintenir la dynamique sur les points déjà validés. Il faut garantir la circulation des minéraux stratégiques et bâtir un commerce équilibré. »
Ces discussions surviennent au lendemain d’un accord majeur entre les États-Unis et l’Union européenne, instaurant un tarif de 15 % sur une majorité de produits exportés vers le marché américain. Une manœuvre qui pourrait influencer la posture de Pékin à la table des négociations.


