Le Togo accélère sa stratégie de modernisation agricole. À Tové, dans la région de Kpalimé, les autorités ont inauguré un nouveau Centre régional de mécanisation agricole (CRMA), présenté comme un levier clé pour transformer durablement le secteur.

La cérémonie s’est tenue le 23 avril 2026, sous la présidence de Komi Selom Klassou, au nom du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé. Elle s’inscrit dans le cadre des célébrations du 66e anniversaire de l’indépendance, mais traduit surtout une volonté politique de renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
Implanté dans la préfecture de Kloto, le centre de Tové veut répondre à une réalité bien connue : la faible mécanisation reste un frein majeur à la productivité agricole. Ici, l’ambition est de changer d’échelle en facilitant l’accès des producteurs à des équipements modernes, souvent hors de portée pour les exploitations individuelles.
Concrètement, le CRMA propose une offre intégrée. Les agriculteurs pourront accéder à du matériel agricole, mais aussi à des intrants adaptés à leurs cultures. Un laboratoire mobile permettra d’analyser la fertilité des sols, un outil précieux pour améliorer les rendements. À cela s’ajoutent des solutions logistiques destinées à mieux structurer les activités agricoles.
Mais l’enjeu ne se limite pas aux équipements. Le centre se veut aussi un espace d’apprentissage. Des formations et des accompagnements techniques y seront régulièrement organisés pour aider les producteurs à adopter des pratiques plus performantes et durables.
Pour les autorités, la mécanisation apparaît comme un passage obligé pour moderniser les chaînes de valeur agricoles, augmenter la productivité et sécuriser les revenus des agriculteurs. Dans un contexte de pressions climatiques et de croissance démographique, la question de la production alimentaire devient de plus en plus stratégique.
Avec ce nouveau centre, le Togo entend poser les bases d’une agriculture plus compétitive, capable de répondre à la demande locale tout en s’ouvrant davantage aux marchés.
À Tové, ce projet dépasse donc le simple cadre d’une infrastructure. Il s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un secteur agricole appelé à se transformer en profondeur pour soutenir le développement économique du pays.


