Ce dimanche, les électeurs portugais se sont rendus aux urnes pour des élections législatives anticipées. Le choix est crucial : maintenir le centre-gauche au pouvoir ou basculer vers un gouvernement de centre-droit. Cependant, ni l’un ni l’autre ne semble avoir une voie claire vers une majorité parlementaire.
L’extrême droite, représentée par le parti Chega, a gagné en influence et pourrait jouer un rôle clé dans les négociations post-électorales. La campagne a mis en lumière des problématiques essentielles telles que la crise du logement, les bas salaires, le déclin des soins de santé et la corruption, considérés par beaucoup comme endémiques aux partis dominants.
Les bureaux de vote ont ouvert à 8h00 (08h00 GMT) au Portugal continental et ont fermé à 19h00, avec une heure de plus dans l’archipel des Açores. Les résultats sont attendus vers minuit.
Le Parti socialiste (PS) au pouvoir, dirigé par Pedro Nuno Santos après la démission du Premier ministre Antonio Costa dans le cadre d’une enquête pour corruption, tente de renouer avec ses anciennes alliances avec le Bloc de gauche et le Parti communiste portugais. Cependant, l’Alliance (AD), composée de partis de droite, est en tête dans la plupart des sondages d’opinion. Elle compromet le Parti social-démocrate (PSD) du Monténégro et deux petits partis conservateurs. Toutefois, l’AD pourrait avoir du mal à gouverner sans le soutien des populistes radicaux de Chega, qui souhaitent également jouer un rôle gouvernemental.
L’enjeu est de taille pour le pays le plus pauvre d’Europe occidentale, qui cherche à résoudre ses problèmes économiques et sociaux tout en préservant la stabilité politique. Les Portugais espèrent que ces élections apporteront des solutions concrètes à leurs préoccupations quotidiennes.


