Les ambitions de l’Afrique du Sud pour un G20 plus solidaire sur les questions économiques mondiales et le financement climatique se sont heurtées à une impasse. Réunis au Cap pendant deux jours, les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 n’ont pas réussi à produire un communiqué conjoint, révélant des fractures profondes entre les grandes puissances économiques.
Le ministre sud-africain des Finances, Enoch Godongwana, n’a pas caché sa déception face à l’absence de plusieurs responsables clés, notamment des États-Unis, de la Chine, de l’Inde et du Japon. Cette réunion, censée être une opportunité pour plaider en faveur d’un financement climatique plus ambitieux, a été marquée par un désaccord croissant sur les priorités économiques mondiales.
Dans un résumé de la présidence publié à défaut d’un accord commun, les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur d’un commerce multilatéral équitable, mais sans parvenir à s’accorder sur les mécanismes concrets de soutien aux pays en développement.
Les tensions géopolitiques et le protectionnisme grandissant ont pesé sur les discussions, révélant un G20 plus fragmenté que jamais. Si l’inflation mondiale recule et que certains indicateurs économiques s’améliorent, les divergences sur la transition énergétique et le soutien aux économies vulnérables pourraient compromettre les ambitions d’une croissance mondiale durable et équilibrée.


