Le Togo se dote d’un nouvel outil pour mieux contrôler ce que consomment ses populations. Les autorités ont inauguré le Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LaNSA), une infrastructure présentée comme un tournant dans la politique de qualité alimentaire du pays.

La cérémonie, présidée par Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, s’est tenue en présence du président du Sénat Barry Moussa Barqué, de membres du gouvernement et de partenaires internationaux. Elle s’inscrit dans le cadre des célébrations de l’indépendance du pays, mais au-delà du symbole, c’est un enjeu très concret qui est en jeu : la sécurité des aliments et la confiance des consommateurs.
Avec ce laboratoire, le Togo cherche à mieux encadrer toute la chaîne agroalimentaire, du champ à l’assiette. L’objectif est simple : s’assurer que les produits consommés localement ou exportés respectent les normes sanitaires, dans un contexte où les exigences deviennent de plus en plus strictes sur les marchés.
Le LaNSA ne se limite pas à un rôle de contrôle. Il doit aussi accompagner les producteurs, les transformateurs et les entreprises agroalimentaires. Concrètement, cela passe par des analyses, des conseils techniques et un appui pour se conformer aux standards en vigueur. Une manière de réduire les risques de contamination, mais aussi de lutter contre les fraudes qui fragilisent le secteur.
Dans un pays où l’agriculture reste un pilier de l’économie, l’enjeu est aussi économique. En garantissant la qualité des produits, les autorités espèrent renforcer leur crédibilité à l’international et ouvrir davantage de débouchés aux producteurs locaux.
Le laboratoire s’appuie sur trois pôles principaux : physico-chimie, microbiologie et valorisation. Il est accrédité depuis novembre 2023, ce qui signifie que ses analyses répondent déjà à des standards reconnus au niveau international. Ses équipes peuvent notamment évaluer la qualité nutritionnelle des aliments ou détecter des substances dangereuses comme les métaux lourds.
À partir de juin 2026, ses capacités devraient encore s’élargir, avec des analyses sur un éventail plus large de produits alimentaires.
À travers cette initiative, le Togo envoie un signal clair : améliorer la sécurité sanitaire, tout en soutenant la transformation de son agriculture. Un chantier de long terme, mais qui touche directement au quotidien des populations.


