Au Togo, l’État poursuit sa politique de décentralisation avec un appui financier conséquent en faveur des collectivités territoriales. En 2025, une enveloppe globale de 13,5 milliards FCFA a été mobilisée à travers le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), selon un rapport officiel sur la mise en œuvre des réformes.
Ce financement a été réparti entre les 117 communes et les 5 conseils régionaux du pays. Dans le détail, 9,5 milliards FCFA ont été alloués aux communes, tandis que 4 milliards FCFA ont été destinés aux régions. L’objectif est clair : donner davantage de moyens aux collectivités pour assumer leurs responsabilités et porter des projets de développement au plus près des populations.
Derrière ces chiffres, il y a une ambition politique. Le FACT, mis en place en 2019, vise à accompagner le transfert progressif de compétences de l’État vers les collectivités locales. Il permet notamment de couvrir les charges liées à ces nouvelles responsabilités, tout en encourageant une gestion plus autonome des territoires.
Même si l’origine complète des ressources n’est pas détaillée, une partie provient du budget national, qui avait prévu une dotation de 10 milliards FCFA pour 2025. Ce financement est complété par l’appui de partenaires techniques et financiers, parmi lesquels l’Allemagne et l’Union européenne, engagés aux côtés du Togo dans le renforcement de la gouvernance locale.
Sur le terrain, ces ressources doivent se traduire par des projets concrets : infrastructures de base, services sociaux, initiatives économiques locales. Autant d’investissements qui participent à améliorer les conditions de vie des populations et à réduire les disparités entre les territoires.
Pour 2026, la dynamique devrait se poursuivre. Les autorités togolaises prévoient déjà une nouvelle enveloppe de 12 milliards FCFA en faveur des communes, signe que la décentralisation reste une priorité dans l’agenda des réformes.
Reste désormais à voir comment ces financements seront utilisés et quels impacts ils auront réellement sur le développement local, un enjeu clé pour la crédibilité de cette politique.


