À quelques jours des élections municipales du 17 juillet 2025, la Cour suprême du Togo renforce ses capacités pour assurer un arbitrage juridique irréprochable. Depuis le 8 juillet, une session de formation réunit à Lomé les acteurs judiciaires impliqués dans le contentieux électoral, avec pour ambition d’unifier les pratiques et d’assurer la maîtrise des textes en vigueur.
Organisés jusqu’au 10 juillet, les travaux s’articulent autour des dispositions de la loi sur la décentralisation et du Code électoral, notamment celles encadrant les recours et la proclamation des résultats. Objectif : prévenir les conflits juridiques en amont, fluidifier le traitement des contentieux éventuels et sécuriser juridiquement le processus électoral.
« Nous devons être à la hauteur de nos responsabilités dans ce moment crucial pour notre démocratie locale », a souligné le président de la Cour suprême, appelant ses pairs à une rigueur sans faille. De son côté, le président par intérim de la Chambre administrative, Badjona Samta, a insisté sur la nécessité de clarifier collectivement les points de blocage récurrents : délais, qualité du requérant, contenu des dossiers ou encore recevabilité des preuves.
Pour mémoire, la Chambre administrative est l’instance juridiquement compétente pour statuer sur les contentieux électoraux locaux et proclamer les résultats définitifs. En s’outillant à quelques jours du scrutin, elle envoie un signal fort quant à sa volonté de garantir des élections crédibles, équitables et pacifiques.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte national où la transparence du processus électoral reste un enjeu central pour la stabilité démocratique et la confiance des citoyens dans les institutions.


