Le Canada souhaite donner un nouvel élan à sa coopération économique avec le Togo. Cette ambition a été réaffirmée le lundi 6 juillet 2026 par la Haute-Commissaire du Canada auprès de la République togolaise, Myriam Montrat, lors d’une séance de travail avec une délégation de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo).
Au cœur des échanges, les deux parties ont affiché leur volonté de renforcer les relations entre les milieux d’affaires togolais et canadiens afin de stimuler les investissements et les échanges commerciaux. L’objectif est de bâtir un partenariat économique plus dynamique, capable de répondre aux besoins de développement du Togo tout en créant de nouvelles opportunités pour les entreprises canadiennes.
Parmi les secteurs identifiés comme prioritaires figure l’économie verte, considérée comme un levier majeur de croissance durable. Les discussions ont notamment porté sur la valorisation des déchets pour la production d’énergie, un domaine qui suscite un intérêt croissant face aux défis environnementaux et aux besoins énergétiques du pays. Les deux partenaires entendent également encourager les investissements dans l’industrie, accompagner les entreprises et faciliter les initiatives du secteur privé.
Pour la Chambre de commerce et d’industrie du Togo, le potentiel de coopération entre les deux pays est réel, mais les liens entre les opérateurs économiques restent encore insuffisamment développés. Le renforcement des passerelles entre les communautés d’affaires apparaît ainsi comme une priorité pour accroître les investissements et favoriser les partenariats.
Les échanges commerciaux entre le Togo et le Canada demeurent modestes au regard des opportunités existantes. Selon les données de la base UN Comtrade, le volume des échanges de marchandises entre les deux pays a atteint environ 31,6 millions de dollars en 2025. Les exportations togolaises vers le Canada se sont élevées à 5,28 millions de dollars, tandis que les importations en provenance du Canada ont représenté 26,32 millions de dollars, laissant apparaître un déficit commercial d’environ 21 millions de dollars pour le Togo.
Face à ce constat, les autorités des deux pays souhaitent diversifier les secteurs de coopération et favoriser l’émergence de nouveaux projets d’investissement. L’ambition est de créer un environnement propice aux affaires, d’intensifier les échanges commerciaux et de faire du partenariat économique entre Lomé et Ottawa un véritable moteur de croissance au bénéfice des entreprises et des populations.


